Le pays lointain est la dernière pièce de Jean Luc Lagarce
(1957-1995) œuvre posthume publiée en 1999.
L’histoire de Louis, le jeune mort qui dans un instant sans durée, visite son existence et ceux qui l’ont traversée.
Histoire de familles plurielles. Celles attribuées par la naissance, celles qu’au long de sa vie, il s’est choisies. Parents, amants, amis se croisent sans vraiment se rencontrer. Chacun va son chemin, dans son aveuglement, son égoïsme, ses naïvetés, ses révoltes dérisoires, ses élans d’amour.
Passé et présent se confondent dans le "trop tard" du temps aboli, juste à la frontière de l’oubli.
Juste le moment du théâtre, entre le début et la fin de la représentation.• Bilan lucide, parfois rageur, parfois railleur dans sa tendresse. Louis et les autres vont et viennent... L’amour est ailleurs, en un autre temps.
Mais bizarrement la vie est là, en ce pays lointain aux frontières inconnues : quarante ans de la vie d’un homme. Bilan lucide, parfois rageur, parfois railleur dans sa tendresse, et d’une simplicité d’écriture parfaitement trompeuse.« L’air de rien, l’écriture s’avère incroyablement
déconcertante, chaque phrase renfermant au moins un problème.
L’œuvre de Lagarce est toujours aux limites de ce qu’on croit être le théâtre.
Elle invite à se délester de son savoir-faire, à se reposer les questions les plus basiques sur la parole, l’espace, le temps théâtral, la représentation - cet étrange face-à-face de part et d’autre de la rampe, entre ombre et lumière ».
Extraits de notes scénographiques.
Le plateau sera un vaste paysage, un pays lointain…
Une étendue.
Un paysage, des paysages.
Un paysage fait de lits. Un lit, des lits, des lits comme lieu symbole de vies,
d’amours, de naissances et renaissances, de deuils, de morts…
L’image ne changera pas, mais contiendra en elle, une infinité de mouvements, tels seront les changements de décors…